jeudi 26 février 2009

Observation à l'école Buissonnière - 1ière période – 20/02/2009

Avec Kahindo et Valérie (une québécoise en BAC enseignement de la danse à l'UQAM), nous assistons chez des premières années (l'équivalent de notre CP) à la première période (de 8h25 à 9h25 – leurs périodes recoupent les heures de cours, tandis nos périodes inter-vacances sont leurs étapes). Cette période est consacrée aux rituels, puis au français (préparation de la dictée, dictée, lecture de poèmes avec compréhension orale).

Les rituels

– la date est nommée par les élèves sur questionnement de l'enseignant, d'abord le jour, puis le nombre, puis le mois. Elle est à chaque fois inscrite" au tableau avec les étiquettes correspondantes qu'un élève va chercher sur le tableau blanc situé sur le mur gauche de la classe des jours/mois/etc. Puis, l'enseignante écrit en cursive de la date en entier en-dessous des étiquettes. En effet, l'écriture cursive est très mal maîtrisée par les élèves québécois, pour la simple raison qu'ils apprennent à lire comme à écrire en scripte ! Contrairement à la France, l'écriture cursive n'intervient qu'après, presqu'en appoint.

– pendant l'accueil (de 8h20 à 8h25 – en effet, comme en maternelle, les enfants sont emmenés soit par leurs parents, soit par des accompagnateurs jusqu'à la classe où les attend leur enseignant), une élève (désignée par le tableau de responsabilité) a écrit sur le tableau le message du jour : "Bonjou, les amis, au jour du, nou avons la danse et la musique." Le message est relu par les autres élèves et en même temps auto-corrigé à l'oral par la classe. L'enseignant corrige à l'écrit au tableau et donne les explications nécessaires (tel que : nous = un pluriel, donc il faut un S à la fin)


La dictée

– 1ière phase : remémoration orale en groupe classe
Les élèves avaient à apprendre à la maison des mots tirés d'un équivalent québécois de l'échelle Dubois-Buyse (présenté dans le manuel utilisé par l'enseignant pour l'apprentissage de la lecture) ou des bouts de phrases (je suis / il fait). L'enseignant interroge des élèves qui doivent se remémorer ces mots ou groupes de mots puis les épeller, l'enseignant les écrit au tableau en scripte. Une fois, tous les mots ou groupes de mots retrouvés et correctement orthographiés, l'enseignant les efface tous du tableau.

– 2ième phase : le tictac-mots en binôme
Les élèves se mettent en binôme et prennent chacun une feuille quadrillée et un stylo différent pour faire l'équivalent d'un Morpion avec les mots à apprendre. C'est ludique avec un brin de compétition bon enfant donc très motivant, intéressant pour la mémorisation et l'entraide car les élèves communiquent très bien l'un avec l'autre , n'hésitant pas à signaler à l'autre ses erreurs. Par contre, dès qu'un élève a "gagné", ils arrêtent le jeu, ce que fait que certains ont rempli toute la grille de morpions, tandis que d'autres se sont arrêtés à mi-remplissage.

– 3ième phase : la dictée proprement dite
L'enseignant dicte un petit texte que les enfants copient sur leur cahier de dictée, réunissant les mots en phrases ("dehors, il fait froid." etc.) en insistant sur les accords et la ponctuation ("une virgule, c'est comme une apostrophe sur le plancher", signale un enfant lorsque l'enseignant demande si ils se rappellent bien qu'il ne faut pas écrire virgule mais le signe virgule)
Après relecture du texte, deux enfants ramassent les cahiers "ouverts" pour que l'enseignant les corrige à midi.

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