Notre après-midi rempli a commencé à 13 heures à l'École Supérieure de Ballet Contemporain de Montréal par l'observation d'un cours de danse classique avec une classe de jeunes filles de quatrième et cinquième année (entre 15 et 17 ans). Ce cours était structuré en deux moments : un échauffement à la barre, avec des séries d'exercices (pliés, dégagés, ronds de jambes à terre, battements jetés, battements frappés, ronds de jambes en l'air, grands battements et jambes sur la barre); puis par des enchaînements au milieu (adage c'est-à-dire exercice de placement et de levées de jambes, puis travail des pirouettes, des petits sauts, de la batterie, et des grands sauts). Les jeunes filles étaient toutes d'un très bon niveau mais malheureusement certaines ne seront pas invitées à continuer le cursus à la fin de l'année. En effet, l'école forme à l'excellence pour assurer l'avenir professionnel de leurs élèves dans de grandes compagnies.
Le "Jeune Ballet du Québec" a su d'ailleurs nous prouver cette performance tant du point de vue technique que du point de vue de l'interprétation. Quatre oeuvres chorégraphiques contemporaines nous ont été présentées :
1)"Expérience" d'Hélène Blackburn (directrice artistique et chorégraphe de la compagnie "Cas public) dansée sur pointes.
2) "Li fet met" de Frédéric Tavernini, sur une musique de Bach.
3)"Sdad.Coop" de Kristen Cere et François Chirpaz, dansé par trois élèves en fin de cursus qui avaient participé à la création.
4)"Le souffles des oiseaux" de Mario Radacovsky dansé sur pointes et demandant une grande rigueur technique.
Enfin, notre après-midi s'est clôturé par une rencontre avec Estelle Charron, co-animatrice de la compagnie "Corpuscule danse" qui a pour objectif de valoriser la danse intégrée. Au cours de cet entretien, elle nous a présenté son cursus et son envie d'intégrer les personnes à mobilité réduite dans un processus de création. Trois auteurs (Freud, Hall et Weber) sont au coeur de sa problématique : de l'inquiétante étrangeté à l'incarnation du processus chorégraphique pour les interprètes valides ou en situation de handicap. Suite à cette présentation, nous avons eu la chance d'assister à une répétition animée par Estelle qui guidait trois danseurs dont deux à mobilité réduite. Deux danseurs ont échangé des regards vecteurs de mouvements à la découverte de la mobilité de l'Autre; tandis que la troisième danseuse improvisait en détournant des éléments de son quotidien : ses béquilles.
Marine et Marie
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