
Au Québec, il semblerait que le choix ait été fait de mettre l'accent sur les attitudes positives des élèves plutôt que de réprimander.
Par exemple, lorsque le groupe commençait à s'agiter, j'ai pu entendre de la part de l'enseignant :
"Merci les amis qui se tiennent bien" ou encore "Merci les amis pour votre patiente, Bravo!".
C'était une manière indirecte de faire comprendre aux "amis" qui chahutaient qu'il fallait se calmer.
J'ai vraiment beaucoup apprécié cette pédagogie qui permet une ambiance de classe relativement calme, sereine et positive.
La chaise aux douceurs
Cette activité a lieu une fois par semaine.
Le prénom d'un(e) élève est tiré au sort et l'élève en question doit alors sortir de la classe un moment avec la mascotte de la classe (ici, une grenouille en peluche).
Pendant ce temps, tous les élèves doivent dire ce qu'ils aiment chez cet "ami", ses qualités.
L'enseignant(e) les note sur une feuille qui ira dans le classeur de l'élève.
Lorsque l'élève revient en classe, l'enseignant(e) lui lit toutes les qualités qu'on lui a attribué et l'élève doit choisir la qualité qui lui plait ou le(la) touche le plus.
Alors, "l'ami(e)" qui lui a donné cette qualité lui apporte jusqu'à sa place la chaise aux douceurs (chaise en forme de coeur) qu'il(elle) conservera toute la semaine.
L'enseignante nous a ensuite expliqué que ces enfants venant de milieux plutôt défavorisés, ils n'avaient pas vraiment l'habitude pour la plupart d'entendre ce genre de choses.
A travers cette activité, les "amis" gagnent en confiance en eux et cela contribue aussi à donner une bonne ambiance de classe.
Dans plusieurs classes, j'ai pu constater que l'enseignant(e) mettait de la musique classique ou musique douce lorsque les élèves faisaient un travail.
Ce dispositif apporte deux avantages:
- les "amis" sont moins tentés de discuter et plus concentrés,
- et encore une fois l'ambiance de travail est calme et dégage une certaine sérénité.
Lorsqu'un(e) élève est particulièrement gênant, certains enseignants utilisent une stratégie qui consiste à raccourcir la récréation d'un enfant. Ce dispositif existe bien entendu aussi en France, mais le petit détail qui change est que l'enfant n'est pas privé d'une partie de la récréation au Québec, mais plutôt qu'il doit du temps à l'enseignant(e) car il(elle) lui en a pris pendant la classe en ne respectant pas les consignes.
A la fin d'une séance, il n 'est pas rare de constater que l'enseignant(e) éteint les lumières de la classe. Ce geste permet aux élèves de réaliser qu'il faut arrêter ce que l'on faisait et ranger ses affaires. La lumière réapparaît lorsque tout le monde est prêt à entrer dans une nouvelle activité.
Sans parole, sans bruit, avec plaisir et autonomie, il est possible d'évoluer, d'avancer, de progresser au sein du groupe classe.
Wow, géniale idée. Si ça ne vous dérange pas, j'aimerais bien mettre votre texte sur mon blog (et indiqué que je l'ai puisé sur votre site). Ayant été parent engagé, puis commissaire scolaire, j'ai bon nombre d'amis encore impliqués à qui j'aimerais faire connaître cette initiative.
RépondreSupprimerdenisroy100@yahoo.ca